LES PETIS METIERS DU PALAIS

30 novembre 2010

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ALAIN DOUCET chez RUQUIER

18 novembre 2010

Alain, la belle histoire belge

Ingrid Bernard 14/10/10 à 09h04

Il est l’une des révélations de l’émission de Laurent Ruquier. Alain Doucet, chauffeur-livreur belge, pourrait enfin obtenir la reconnaissance qu’il attend depuis longtemps.

Laurent Ruquier anime l'émission "On ne demande qu’à en rire" Laurent Ruquier anime l’émission « On ne demande qu’à en rire » © SIPA Qui n’a jamais rêvé d’être propulsé sur le devant de la scène ? Chaque jour, Laurent Ruquier permet à des humoristes en herbe de faire leurs preuves, devant un public de professionnels. Un seul objectif : repérer les nouvelles stars de l’humour. Parmi eux, Alain Doucet, candidat belge de quarante ans, qui a su se faire remarquer dès le premier soir par le producteur Gérard Louvin, grâce son culot et son humour décalé, ce qui lui a valu de revenir régulièrement dans l’émission.

Obstiné, Alain Doucet, fan de Guy Bedos et de Benoît Poelvoorde, compte bien saisir l’opportunité que lui offre On ne demande qu’à en rire. Car des galères, ce chauffeur livreur en a connues ! Il espère bien que cette émission sera un véritable tremplin. « Il y a quelques années, je vivais de ce métier en Belgique. J’ai connu pas mal de déceptions en rencontrant des productions foireuses. J’ai aussi fondé beaucoup d’espoirs en Jamel Debbouze. Il m’a permis de participer à la tournée du Jamel Comedy Club en Belgique. Notre collaboration n’a malheureusement pas abouti. » Déçu, brisé, à la suite de ce nouvel épisode, Alain Doucet tombe alors en dépression. « J’ai voulu tout abandonner, explique-t-il. Heureusement que mon épouse et mes trois enfants étaient là pour me soutenir. » C’est alors que le miracle se produit. Sa femme tombe sur le casting d’On ne demande qu’à en rire, l’inscrit et envoie sa démo. On connaît la suite…

Bientôt une salle parisienne

Reste que ce chauffeur livreur, qui a aussi travaillé pendant quinze ans sur les marchés « parce qu’il faut bien manger », doit aujourd’hui affronter une nouvelle épreuve : convaincre son employeur de le laisser participer aux enregistrements de l’émission. « Je travaille dans une petite entreprise familiale. Ce n’est pas toujours simple de se libérer. J’ai écoulé mon stock de vacances. Aujourd’hui, je suis obligé de prendre des congés sans solde. » Pour retenir ce candidat qui booste les audiences, la production n’a pas hésité à négocier avec son employeur. Elle a aussi décidé de défrayer le candidat. « Elle me paye les frais de déplacements, l’hôtel et me donne 150 € par enregistrement. » Alain Doucet a enfin retrouvé l’espoir de percer dans le milieu. En contact avec le metteur en scène Jean-Luc Moreau, il pourrait bien se produire dans une salle parisienne d’ici à la fin de l’année. La preuve que l’humour belge, même s’il ne fait pas toujours l’unanimité, a encore de beaux jours devant lui.

* On ne demande qu’à en rire, 18 heures, France 2

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